Philippe Marquis serein face à son aventure olympique

Un texte de Véronica Lê-Huu

Philippe Marquis serein face à son aventure olympique

Philippe Marquis (Photo: Radio-Canada)

«Je ne me rappellerai pas des Jeux olympiques comme une défaite.» Le bosseur de la région de Québec Philippe Marquis se dit fier du chemin parcouru jusqu’à Pyeongchang, malgré une finale différente de celle envisagée.

Son aventure en Corée du Sud a pris fin lundi durant la première finale au Parc de neige de Bokwang. Son genou droit n'a pu soutenir l'impact à l'atterrissage de son premier saut.

Le skieur ne regrette rien. Si c’était à refaire, il envisagerait la course avec la même détermination.

«Si les Jeux olympiques étaient aujourd’hui, je crois que je serais en haut de la piste et j’essaierais encore le tout pour le tout. J’avais écrit sur mes gants: keep fighting. C’était le mot d’ordre. Je n’allais pas abandonner, peu importe ce qui arrivait», raconte-t-il.

Le jeune homme a dû interrompre sa descente et quitter la piste pour ne pas risquer davantage qu'une blessure au genou.

Malgré cela, l’expérience en valait la peine et c’est avec beaucoup de sérénité et de fierté qu'il se remémorera ces Jeux.

«C’est le chemin que j’ai parcouru qui est mémorable et je me suis prouvé à moi-même et à bien des gens que j’étais un vrai battant, que je n’allais pas abandonner et c’est des choses que dans une semaine, des mois, des années, je vais me rappeler pour le reste de ma vie», dit-il.

«C’est triste, mais c’était le pari que je m’étais donné et je ne me rappellerai pas des Jeux olympiques comme une défaite», assure Philippe Marquis.

L’avenir du skieur

Le skieur entend profiter des prochains jours sur place pour encourager ses coéquipiers engagés dans les autres compétitions.

À son retour au Québec, c’est d’abord l’opération au genou qui attend Marquis pour réparer la rupture du ligament croisé antérieur, à l’origine de sa mésaventure.

Il faudra plusieurs mois pour rétablir son articulation. Le bosseur prendra ensuite des décisions quant à son avenir.

C’est son état physique et mental à l’approche de la prochaine saison qui déterminera la suite de sa carrière.

«Je suis encore un compétiteur féroce, puis Kingsbury a accompli de grandes choses. Mais je sais que je peux rivaliser encore avec lui et y croire», conclut-il.

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