Consécration pour Mikaël Kingsbury, médaillé d’or en bosses

Consécration pour Mikaël Kingsbury, médaillé d’or en bosses

Mikaël Kingsbury, sous le choc de sa victoire à l'épreuve des bosses (Photo: Getty Images/David Ramos)

C’est fait. Mikaël Kingsbury a gagné son pari et a été sacré champion olympique des bosses aux Jeux de Pyeongchang, lundi, au Parc de neige de Bokwang. Médaillé d’argent à Sotchi, le Québécois n’avait pas caché qu’il ne voulait rien de moins que de monter sur la première marche du podium.

Avant-dernier en lice, Kingsbury a obtenu la note de 86,63. Cela a mis de la pression sur Daishi Hara, qui n’a pu déloger le «roi des bosses». Le Japonais a terminé au 3e rang avec 82,19 points. L’Australien Matt Graham (82,57) est monté sur la deuxième marche du podium. Le Canadien Marc-Antoine Gagnon a pris le 4e rang avec 77,02 points.

«Je rêve à ça depuis que j'ai 9 ans et j'ai réalisé mon rêve aujourd'hui. C'est le meilleur jour de ma vie. Sérieusement, je n’ai pas le goût qu’on me réveille en ce moment parce que ce ne serait pas une bonne blague. Mais je sais que ça n’arrivera pas. Je sais que c’est vrai! Pour le reste de ma vie, je serai champion olympique», s’est exclamé Kingsbury après sa victoire. 

[VIDÉO­] Mikaël Kingsbury en entrevue au bas de la piste

Celui qui détient le plus grand nombre de victoires en Coupe du monde a avoué qu’il n’était pas dans son état de calme habituel avant la compétition. 

«Je pense que je n’ai jamais été stressé autant que ça dans ma vie avant de commencer une descente ou avant de me coucher hier soir (dimanche). Aux Jeux, c’est intense parce qu’on n’a qu’un moment. On n’a qu’une seule chance.»

Quand sa première place a été confirmée, il a d'abord félicité ses adversaires, puis il a couru vers sa famille et s’est jeté dans les bras de ses parents.

[VIDÉO] La réaction de Mikaël Kingsbury après l'annonce de la dernière note

Kingsbury avait déjà un palmarès impressionnant, mais il manquait l’or olympique à sa collection. À 25 ans, il a finalement ajouté ce titre à ses deux médailles dorées en Championnats du monde et à ses 48 victoires en Coupe du monde, dont 13 d’affilée. 

Selon l’entraîneur de l’équipe canadienne Rob Kober, les bosseurs ont trouvé la piste des Jeux de Pyeongchang très difficile quand ils l’ont vue pour la première fois. Le seul qui trépidait à l’idée de s’élancer dans ses énormes bosses était Kingsbury, amateur de parcours exigeants.

[VIDÉO] La descente en or de Mikaël Kingsbury 

Une 4e place décevante pour Marc-Antoine Gagnon

Comme aux Jeux de Sotchi, Marc-Antoine Gagnon a terminé au pied du podium. Premier athlète sur la ligne de départ de la finale à six skieurs, il est resté parmi les trois meilleurs jusqu’au tout dernier concurrent. Il a finalement été écarté des médaillés par Daishi Hara.

«Je suis content, mais en même temps, ça m’a frappé quand j'ai été sorti [du podium]. Je venais de terminer 4e aux Jeux olympiques pour la deuxième fois. Je suis déçu un peu. C’est triste parce que ce sont mes derniers Jeux aussi. Je suis content, mais je suis triste en même temps», a confié Gagnon en entrevue au bas de la piste. 

[VIDÉO] La déception de Marc-Antoine Gagnon était palpable au bas de la piste.

Quand il a vu sa note de 77,02, le bosseur de Terrebonne, 8e au classement de la Coupe du monde, se doutait que ça ne serait probablement pas suffisant.

«J’ai juste skié du mieux que je pouvais. Je n’ai pas fait exactement les descentes que j’avais en tête. La piste était quand même difficile ce soir. J’ai donné tout ce que j’avais, mais ça n’a pas été assez», a dit Gagnon. 

La médaille d’or de son compatriote a tout de même mis un petit baume sur cette journée douce-amère. 

«J’ai pris Mik dans mes bras au moment où il a eu son score et je pense que je ne l’avais jamais vu comme ça. Il avait l’air tellement soulagé», a-t-il raconté. 

[VIDÉO] La performance de Marc-Antoine Gagnon en troisième finale

Philippe Marquis a quant à lui été éliminé lors de la première finale quand son genou, déjà blessé, n'a pas tenu le coup après le premier saut.

Jean-Luc Brassard analyse la descente de Mikaël Kingsbury

Les impressions de Dominick Gauthier sur la finale des bosses 

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