Aperçu Hockey masculin : 5 choses à surveiller à Pyeongchang

Un texte d'Alexandre Couture

Hockey masculin : 5 choses à surveiller à Pyeongchang
L'attaquant canadien Rob Klinkhammer tente de déjouer le gardien Matt Dalton. (Photo : Ivan Sekretarev/Assoiated Press)

Ils jouent aux quatre coins de l'Europe et sont pour la plupart inconnus du grand public. Les hockeyeurs présents à Pyeongchang auront la lourde tâche de faire oublier les joueurs de la LNH. Portrait d'un tournoi olympique atypique, qui commence ce mercredi. 

L'expérience canadienne  

La quête d'une troisième médaille d'or d'affilée s'annonce ardue pour le Canada. Sans les Crosby, McDavid, et autres vedettes, les dirigeants d'Équipe Canada se sont tournés vers une formation axée sur la robustesse et l'expérience.  

Si plusieurs représentants de l'unifolié sont des recherches populaires sur hockeydb.com, quelques noms seront familiers aux oreilles des amateurs.  

C’est le cas pour l’Ottavien Derek Roy, qui a connu sa part de succès dans la LNH. En 738 matchs, le centre de 34 ans a inscrit 189 buts et 335 passes. Chris Kelly est quant à lui le joueur le expérimenté avec 833 matchs dans l'uniforme des Sénateurs d’Ottawa et des Bruins de Boston.  

Les Québécois Maxim Noreau, Maxim Lapierre, Marc-André Gragnani et Kevin Poulin feront aussi partie de l'équipe canadienne.  

Elle comptera aussi sur plusieurs anciens porte-couleurs du Canadien comme Ben Scrivens, Christian Thomas, Maxim Lapierre et Rene Bourque.  

Le joyau suédois

Sans aucun doute le joueur le plus intéressant du tournoi, le jeune de 17 ans Rasmus Dahlin promet de faire écarquiller bien des yeux. Le défenseur, qui évolue en première division suédoise, est le plus bel espoir pour le prochain repêchage de la LNH en juin 2018.  

La virtuosité d'Erik Karlsson et la confiance de Nicklas Lidstrom. Certains observateurs n'hésitent pas à le comparer aux plus grands. En juin 2018, il pourrait devenir le premier défenseur suédois de l'histoire à être repêché au premier rang. 

Avant de donner ses premiers coups de patin avec une équipe du circuit Bettman, Dahlin aura l'occasion de montrer l’étendue de son talent dans le tournoi olympique. Le surdoué pourrait ajouter une deuxième médaille à son palmarès de 2018, après celle d’argent gagné au Championnat du monde junior en janvier dernier.

Avec un sacre olympique en Corée du Sud, il imiterait Peter Forsberg qui avait mené la Suède à la victoire avant même de commencer sa carrière dans la LNH.

Avec Dahlin, Patrik Hersley (33 points avec le SKA de Saint-Pétersbourg) et Mikael Wikstrand (33 points avec le SKA de Saint-Pétersbourg), la Suède comptera sur trois défenseurs dynamiques à la ligne bleue.  

La force de frappe russe  

Même si le drapeau russe ne flottera pas à Pyeongchang, les Russes, sous l'appellation «athlètes olympiques de Russie», seront les grands favoris en hockey masculin.  

La formation, munie d'une attaque foudroyante, promet d'offrir un bon spectacle. Pavel Datsyuk, Ilya Kovalchuk et Vadim Shipachyov mèneront la charge.  

L’ancien des Kings de Los Angeles Slava Voynov sera un des six défenseurs utilisés par la Russie. Ce dernier avait quitté la LNH en 2014 après avoir été arrêté à la suite d'accusations pour violence conjugale.  

De son côté, Andrei Markov n’a pas été retenu. Le défenseur de 39 ans avait représenté son pays aux Jeux de Turin en 2006, de Vancouver en 2010 et de Sotchi en 2014.

États-Unis, entre jeunesse et expérience  

Les dirigeants de Hockey USA ont choisi de miser sur un mélange de jeunesse et d’expérience. Brian Gionta, vétéran de 39 ans, sera le capitaine. L’ancien du Tricolore a gardé la forme cette saison en s’entraînant avec les Americans de Rochester dans la Ligue américaine.

James Wisniewski a également été retenu. L’arrière de 33 ans poursuit sa carrière en première division allemande, après 552 rencontres dans la LNH.  

Par ailleurs, quatre joueurs des rangs universitaires se sont taillé une place dans la formation. Will Borgen (Saint Cloud), Ryan Donato (Harvard), Troy Terry (Denver) et Jordan Greenway (Boston). L’équipe sera pilotée par Tony Granato avec comme adjoints Chris Chelios et Scott Young.      

Des Coréens aux yeux bleus  

Sans surprise, l'équipe hôtesse aura l'étiquette de négligé. La Corée du Sud ne peut pas compter sur une attaque aussi dévastatrice que celle de la Russie ou sur l’expérience canadienne.  

Malgré tout, l’équipe dirigée par l’ancien des Penguins Jim Peak a offert une belle opposition au Canada à la Channel One Cup, en décembre dernier, à Moscou.  

Six Canadiens et un Américain naturalisés tenteront d’aider l’équipe sud-coréenne à remporter un premier match olympique.  

La Corée du Sud sera du groupe A en compagnie du Canada, de la République tchèque et de la Suisse.  

En rafale :  

  • La Finlande comptera sur deux espoirs intéressants de la LNH : Eeli Tolvanen, repêché les Predators de Nashville, et Miro Heiskanen, qui appartient aux Stars de Dallas.  
  • Le nom le plus connu du côté des Tchèques est celui de Martin Erat, qui sera capitaine à Pyeongchang. Le vétéran de 36 ans a joué 881 matchs dans le circuit Bettman. Erat a aussi été échangé aux Capitals contre Filip Forsberg en 2013, un échange qui hante encore George McPhee à ce jour.  
  • En l’absence des Chara, Gaborik et Halak, la Slovaquie pourrait avoir de la difficulté à s’imposer. Le nom le plus connu? Ladislav Nagy. Il a récolté 311 points en 435 matchs dans la LNH.  
  • La Slovénie s’est qualifiée in extremis pour le tournoi olympique grâce à une victoire de 3-2 en tirs de barrage. Cependant, ils ne pourront pas compter sur Anze Kopitar, qui avait récolté deux buts [plus un but en tirs de barrage, NDLR] dans le match décisif.  

Le tournoi olympique, qui réunira 12 pays, se déroulera du 14 au 25 février. 

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