Bloemen contre Kramer : choc attendu au 10 000m

Bloemen contre Kramer : choc attendu au 10 000m

Ted-Jan Bloemen serre la main de Sven Kramer à la remise des médailles pour le 5000m en patinage de vitesse sur longue piste. (Photo: Dean Mouhtaropoulos/Getty Images)

L’un est Canadien. L’autre est Néerlandais. Ils sont nés dans le même pays, ils ont le même âge et sont au sommet du même sport. Ted-Jan Bloemen et Sven Kramer vont se retrouver sur la glace en finale du 10 000m jeudi à 6h (HNE).

«Il n’y avait pas de prétendant au trône de Kramer, a dit Steve Armitage, qui doit décrire la course pour CBC. Et tout à coup, voici venir ce coureur anciennement des Pays-Bas, qui court maintenant pour le Canada.

«Il y a un peu d’animosité entre les deux. Quand je leur ai demandé, ils ont dit: "Non, non, ce n’est pas ça. Juste un peu de tension." Peu importe ce qu’ils veulent dire, ça devrait être l’une des meilleures courses sur 10 000m de tous les temps.»

Dans le coin rouge, il y a Bloemen. Le détenteur du record du monde sur la distance a gagné l’argent au 5000m dimanche... derrière Kramer.

Dans le coin bleu, il y a donc Kramer. Quintuple champion du monde au 10 000m, il a remporté l’argent sur cette distance à Sotchi.

L’or olympique au 10 000m est le joyau qui manque à sa couronne. Il croyait l’avoir gagné à Vancouver, mais il a été disqualifié parce que son entraîneur l’avait dirigé dans le mauvais corridor.

Une rivalité ne peut pas être telle sans un peu de controverse. Bloemen a secoué la planète du patinage de vitesse lorsque, en décembre, lors de la Coupe du monde de Salt Lake City, il a retiré la plaque honorant le temps de Kramer sur 10 000m et l’a brisée en 1000 morceaux.

«Quand Ted a brisé la plaque, c’est qu’il voulait pulvériser le record au sens littéral. Ce n’était pas une pointe à Sven», a pour sa part dit l’entraîneur de Bloemen, Bart Schouten.

Probablement pas de nouveau record

Quoiqu’il arrive dans la course, le record de 12min 36s 30/100 ne risque pas de tomber.

L’anneau olympique de Gangneung est au niveau de la mer, tandis que Bloemen a établi sa marque en altitude, à Salt Lake City, où il est plus facile d’abaisser les temps.

Par ailleurs, les patineurs voudront ménager leurs énergies. Bloemen a reconnu qu’il s’est trop dépensé dans le 5000m. «J’ai commencé trop vite, je n’ai pas pu trouver un bon rythme et j’ai dû travailler fort, a-t-il dit. On peut se permettre ça au 5000, c’est une course plus courte.»

L’équipe canadienne a pris le pari de faire un camp en haute altitude avant les Jeux. Ses patineurs devraient donc être prêts à performer au maximum à Gangneung.

«Le court laps de temps et le camp en haute altitude devraient permettre à Ted et à Jordan [Belchos] d’apporter beaucoup d’oxygène à leurs muscles, et c’est ce qu’il vous faut pour une course comme le 10 000m», a expliqué Schouten.  

Avec​ CBC

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