Une blessure freine Vincent De Haître au 1500 m sur longue piste

Un texte de Jonathan Jobin

Une blessure freine Vincent De Haître au 1500 m sur longue piste

Vincent De Haître au 1500m

Ce n'était certainement pas le début de Jeux olympiques dont rêvait le patineur d'Ottawa Vincent De Haître. L'athlète de 23 ans a pris le 21e rang du 1500m en patinage de vitesse sur longue piste avec un temps de 1min 47s 32/100, mardi matin.

De Haître avait pourtant des espoirs de médaille. Un accident hors glace l'a toutefois forcé à y participer pratiquement sur une seule jambe et a miné les chances du patineur.

«J'ai une contusion au talon. J'ai dû geler mon pied au complet, lundi, et j'ai essayé de patiner. Mais je ne pouvais pas sentir où était ma lame et où était mon pied», mentionne De Haître, qui aurait fait une vilaine chute. 

«On a décidé de ne pas geler mon pied aujourd'hui [mardi] en espérant avoir une meilleure sensation. C'était seulement plus douloureux», ajoute le Canadien, qui a bouclé l'épreuve à plus de trois secondes du vainqueur, le Néerlandais Kjeld Nuis.

Le meilleur patineur canadien a été Denny Morrisson avec une 13e place. 

Pas question de manquer des épreuves

L'ancien du club des Concordes de Gloucester était étrangement zen à sa sortie de l'anneau de glace. Il mentionne avoir tout fait pour se présenter dans les meilleures dispositions pour le 1500m. 

«C'est la vie! Il y a des choses qu'on ne peut pas contrôler. Tout ce que je pouvais faire, c'est de mettre l'accent sur ma préparation. On a vraiment une bonne équipe de physio», dit le jeune homme.

Il précise avoir été aidé par des thérapeutes de l'équipe de courte piste et de bobsleigh pour soigner ses blessures. 

Malgré tout, il n'est pas question pour le Franco-Ontarien d'abandonner.

«Aucune chance que je manque une épreuve», assure-t-il.

Le patineur doit encore participer à la poursuite par équipe et au 1000m dans quelques jours.

Quand la journaliste de Radio-Canada lui a mentionné qu'il devra souffrir pour y participer, De Haître a répondu candidement: «C'est ça qu'il faut des fois!»

 

Diffusions